Boubacar Boris Diop : "Des étrangers ne lésinent pas sur les moyens pour nous déconnecter de nos origines"

  • Source: : Le Témoin | Le 28 mars, 2018 à 00:03:03 | Lu 6927 fois | 54 Commentaires
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Boubacar Boris Diop : "Des étrangers ne lésinent pas sur les moyens pour nous déconnecter de nos origines"

Avec "Bàmmeelu Kocc Barma", le dernier ouvrage en Wolof de l'écrivain journaliste Boubacar Boris Diop, 15 ans après son premier roman en wolof "Doomi Golo", on peut dire que l'auteur fait son ancrage dans la langue locale la plus parlée du Sénégal. Lire Boris Diop, c'est découvrir de belles subtilités de cette langue. Surtout quand c'est restitué avec son grand talent ! Après avoir montré qu'il maitrise la langue de Molière, mieux que l'immense majorité des Français de souche, "Boris" peut bien s'autoriser à leur faire un pied de nez. Tout autant donc qu'il maitrise la langue de l'autre, il s'exerce avec une rare finesse dans sa langue maternelle. "Bàmmeelu Kocc Barma", loin d'être un précis sur la vie de ce sage philosophe Wolof, ouvre plutôt l'une des pages les plus tragiques de l'histoire du Sénégal avec le naufrage du bateau "Le Joola" qui a vu périr au fond de l'océan des milliers de personnes. Dans cet entretien, donc, Boubacar Boris Diop de son dernier ouvrage, "Bàmmeelu Kocc Barma". Entretien savoureux avec l'un de nos plus brillants intellectuels…

Le Témoin - Après plusieurs livres qui sont devenus des classiques de la littérature francophone, vous vous êtes tourné vers le Wolof et venez de signer Bàmmeelu Kocc Barma, votre second roman dans cette langue. Qu'est-ce qui motive ce tournant ?
Boubacar Boris DIOP -
Personne ne devrait avoir à expliquer pourquoi il écrit des romans dans sa langue maternelle et je rêve du jour où on ne nous mettra plus en demeure de le faire. Mais je dois bien admettre que notre situation historique particulière nous oblige pour le moment à justifier ce qui va tout à fait de soi dans le reste du monde. Par le recours au wolof, je crois avoir tout simplement fait le choix du bon sens et dans le cas d'espèce c'est ce que Sartre, qui a longtemps été mon maitre, appelait "penser contre soi-même". Je veux dire par là qu'au lieu de me contenter d'une carrière dite normale d'écrivain d'expression française, qui s'est toujours assez bien passée, j'ai choisi d'emprunter une voie certes plus naturelle mais aussi bien plus difficile pour moi.

Vous arrive-t-il de regretter ce choix ? On parle de double peine…
Regretter ? Absolument pas. Jamais. Je regrette seulement d'avoir si tard osé le passage à l'acte. C'est que, voyez-vous, j'étais sensible comme tant d'autres aujourd'hui à ces flatteries qui ont surtout pour effet de vous faire perdre toute lucidité et de vous tenir aussi éloigné que possible de votre public naturel.

Justement, certains disent que votre choix est pure coquetterie, que vous avez attendu d'avoir un nom en langue française avant d'écrire en wolof…
Cette critique revient tout le temps, elle m'a encore été faite il y a quelques jours en Espagne. Et je réponds toujours à ces interlocuteurs, qui sont parfois de bons amis : "Que n'auriez-vous pas dit si, après une carrière ratée d'auteur francophone, je m'étais lancé dans le combat pour les langues africaines ? Vous vous seriez sûrement moqué de moi : "xool-leen saa waay, jéem naa bind ci tubaab, amu ci ndam, léegi mu ngi nuy bëgg a rey ak coow !" C'est typiquement un procès d'intention, quoi que vous fassiez les mêmes, décidés à vous tirer vers eux, c'est-à-dire en arrière, trouveront à redire. Je crois que ces gens ont de moins en moins d'arguments rationnels contre les langues nationales et dans leur énervement ils disent à peu près n'importe quoi. C'est bon signe pour nous, on sourit et on avance. Franchement, qui peut en arriver à des calculs aussi pervers ? Ce n'est même pas concevable, en fait. Non, on écrit et vogue la galère.

Et le marché ? Le lectorat des livres en langues nationales ?
La production littéraire d'un peuple doit être perçue de manière dynamique, ce n'est pas l'affaire d'un instant figé dans l'histoire. Et en considérant justement l'histoire de la littérature universelle, j'ai l'impression que seule notre époque se pose certaines questions. Pourquoi veut-on tout soumettre, même l'art, à la loi de l'offre et de la demande ? Je sais qu'il y a des auteurs de talent, voire de génie, qui cartonnent, comme on dit. Je peux citer ici Toni Morrison, Chimamanda, Arundathi Roy ou encore John Coetzee. Mais vous avez aussi une foule de célébrités littéraires qui font de grosses ventes avec des récits creux et médiocres, défauts qu'ils réussissent à faire oublier par une savante utilisation des médias et des réseaux sociaux. On ne peut pas imaginer des jeunes spécialistes du marketing littéraire tournant jadis autour d'auteurs comme Goethe ou Dante pour veiller à ce qu'ils ratissent large et leur suggérant à l'occasion de savoir se vendre eux-mêmes pour mieux vendre leurs livres. Cette logique de showbiz, méprisable en elle-même, n'a jamais eu aucun sens dans le contexte d'une littérature naissante. À l'époque des géants que je viens de nommer, le public n'existait souvent presque pas, ce sont eux qui l'ont créé en remettant en cause toutes les certitudes sociales et canons esthétiques. Si vous rapportez tout cela à la création dans nos langues nationales, cela signifie qu'il se pourrait bien qu'avec Aawo bi Mame Younousse Dieng ait eu de son vivant plus de lecteurs en wolof que n'en avait Shakespeare en anglais. Autre exemple : quand Serigne Moussa Kâ est mort en 1967, qui au Sénégal est au courant, en dehors de la communauté mouride ? Sa postérité commence pourtant à être bien plus glorieuse que celle d'écrivains qui tenaient le haut du pavé dans les années 90.

Pour en revenir à vous, est-il vrai que vous avez décidé de ne plus écrire en français ?
On me le fait dire et c'est souvent repris sur Internet. Je n'ai pourtant jamais fait une telle déclaration. Cela n'a aucun sens de se couper la langue, au sens propre comme au figuré. En termes plus clairs, on se sert de ses deux jambes mais il en est forcément une avec laquelle on est plus naturellement à l'aise, on peut être gaucher ou droitier. Il s'agit finalement moins de sonner la charge contre une langue donnée que de mettre la sienne à la première place. C'est tout bête. Je ne m'interdis cependant rien, après Doomi Golo en 2003 j'ai publié Kaveena en français en 2007. Tout ce que je peux vous dire pour le moment, c'est que je ressens de moins en moins l'envie de créer directement en français. Ce n'est pas un choix politique ou philosophique délibéré, c'est juste une question de désir, lequel est un facteur essentiel dans la création littéraire. Et ce désir n'est plus là, c'est tout. Est-ce une situation temporaire ou définitive ? Je n'en sais rien et au fond cela m'importe peu.

Pour reprendre une de vos interrogations, pourquoi devrait-on avoir peur du Wolof ?
Vous faites allusion à cet article intitulé "Qui a peur du Wolof ?" Il m'a été demandé par Le Monde diplomatique pour marquer la célébration de ce qu'on appelle assez pompeusement la Journée internationale de la francophonie. Les journalistes du mensuel en question connaissent très bien mes positions et savaient donc ce que j'allais écrire. Mais justement, eux aussi, bien que Français, sont très conscients des visées néo-colonialistes de la francophonie, auxquelles ils ne souscrivent pas du tout. Ils avaient en tout cas envie de faire entendre un autre son de cloche. J'ai essayé de montrer que malgré tous les problèmes, il y a de sérieuses avancées dans le domaine linguistique dans certains pays, dont le Sénégal. Et ça, les stratèges de la Françafrique le savent bien, ils ont l'habitude d'observer froidement les mutations sociales dans les pays dominés. Ils voient donc bien que dans notre pays, qui leur a toujours servi de laboratoire, leur langue est en déclin. Ils le disent d'ailleurs et vous voyez bien qu'ils sont en train de battre le rappel des troupes et songent déjà aux moyens de limiter les dégâts. Pourquoi Macron dit-il aujourd'hui qu'il faut veiller à ce que le français n'étouffe pas les langues africaines ? Pourquoi du jour au lendemain tous ces textes un peu geignards sur l'avenir de la francophonie ? J'observe que, dans ce débat typiquement parisien, seuls des intellectuels africains se sont exprimés.

La francophonie ne concernerait-elle donc pas les auteurs français eux-mêmes ? Tout ça est assez renversant. La Françafrique littéraire voit également dans le bilinguisme un moyen de sauver les meubles, ses hommes essaient déjà de pousser l'idée sans avoir l'air d'y toucher. C'est ce que l'on peut appeler du guddal jéll, on souhaite bien du plaisir à ceux qui essaient d'arrêter la mer avec leurs bras.

Le titre de votre ouvrage, Bàmmeelu Kocc Barma, pourrait prêter à confusion. Pouvez-vous être plus explicite…
Le titre s'est imposé de lui-même, ce qui ne m'arrive pas souvent. Je me souviens que c'était le cas avec Murambi, le livre des ossements. En général, j'hésite entre plusieurs possibilités et pas seulement pour les titres d'ailleurs puisque je travaille beaucoup sur les noms des personnages. Oui, on peut être dérouté par le fait qu'une fiction consacrée au naufrage du "Joola" s'appelle Bàmmeelu Kocc Barma. Mais un titre de roman n'a pas à être explicite. Pensez-vous un seul instant à la grève des cheminots du Dakar-Niger quand vous voyez écrit "Les bouts-de-bois-de-Dieu" sur la couverture d'un livre ? Après tout, c'est là que commence le jeu de piste entre l'auteur et le lecteur, l'entrée dans le labyrinthe. Et dans le cas de Bàmmeelu Kocc Barma, il suffit de lire le roman jusqu'au bout pour se rendre compte que le titre est parfaitement justifié.

Vous semblez être si traumatisé par ce naufrage du bateau "Le Joola" que vous l'écrivez avec le poids des mots : "1883 toqi deret. Ak benn. Bunu fàtte benn toqu deret boobu. Bunu ci fàtte benn, sax"
J'ai voulu rappeler avec Bàmmeelu Kocc Barma qu'il ne s'est jamais rien passé de plus important que le naufrage du "Joola" dans l'histoire contemporaine du Sénégal. Pensez-y donc, notre pays n'a jamais été une puissance maritime et voilà qu'avec un petit bateau conçu pour cinq cents personnes, nous enregistrons en une nuit près de deux mille morts, une des plus grandes tragédies du genre dans l'histoire humaine, plus que le fameux Titanic ! Je me souviens d'un récent article de Makhily Gassama revenant sur le naufrage de septembre 2002, il disait en gros arrêtons donc de faire comme si cela n'a jamais eu lieu, et cela m'a impressionné car il brisait la conspiration du silence autour de cette catastrophe. Rien n'est plus choquant que la facilité avec laquelle nous avons eu tendance à oublier ces morts. La fiction est un moyen non pas de les ressusciter mais de faire en sorte qu'ils ne meurent pas une deuxième fois.

Vos descriptions de la souffrance des victimes nous paraissent un peu macabres. Sont-ce les subtilités de la langue qui l'imposent ou cherchez-vous un effet particulier ?
Je crois que le sujet lui-même rend inévitable un tel réalisme, encore qu'il ne faille pas en faire trop. Il se trouve aussi que très souvent les personnages d'un roman imposent à l'auteur leurs propres mots et attitudes. Et je dois ajouter que quand on écrit en wolof la charge émotionnelle est bien plus forte, on entend soi-même, distinctement, tout ce qu'on leur fait dire, à travers eux des expériences de vie, de la vraie vie du romancier, refont surface. Le wolof est la seule langue du Sénégal que je connaisse mais je suis à peu près sûr qu'il en est de même quand on écrit en seereer, pulaar ou joolaa.

Kinne Gaajo recèle en elle toutes les contradictions d'une société qui se veut pourtant puritaine. Pourquoi avoir choisi d'en faire une héroïne ?
Une des leçons que j'ai apprises au terme de plusieurs décennies de création littéraire, c'est à quel point il est important pour le romancier d'avoir des personnages qui se jouent de toutes les barrières, en particulier des barrières sociales. C'est pourquoi le Fou ou l'Agonisant sont si intéressants, tous les deux se sont en quelque sorte libérés des simagrées de la comédie humaine et puisque rien ne peut brider leur parole, ce sont de magnifiques porte-voix, de même d'ailleurs que tous les marginaux. Le point de vue de l'enfant est lui aussi un excellent moyen de manipuler le lecteur, d'aller jusqu'au bout du dire.On le voit bien dans La vie est belle, ce film extrêmement audacieux de Benigni sur la Shoah. Avec Kinne Gaajo, j'avais besoin d'une figure d'intellectuelle extrêmement libre et talentueuse mais n'ayant presque jamais mis les pieds dans une école française. Kinne Gaajo vient de l'intérieur du pays, elle est d'un milieu modeste, toutes choses qui l'amènent à se prostituer pour aider les siens à survivre. Tout la condamnait à sombrer au fond de l'abime mais elle a eu la force non seulement de rester debout mais de se hisser au sommet par son art. Beaucoup de personnes victimes des mêmes handicaps de départ avaient en elles la même force mais n'ont pas pu ou voulu se battre pour changer le cours de leur destin. Bàmmeelu Kocc Barma est un roman qui exalte la résistance personnelle, qui dit le refus de toute forme de résignation.

Bàmmeelu Kocc Barma n'épargne personne, les personnages sont crayonnés avec beaucoup de réalisme. Le journaliste véreux, les politiciens bonimenteurs, bouffons et opportunistes. Vous sentiriez-vous désabusé par cette société ?
La narratrice principale, Njéeme Pay, est une journaliste très célèbre, qui connait les petits secrets des figures les plus éminentes du Sénégal, des politiciens en particulier. Sa lecture de la société se fait à travers ce prisme et elle a tendance à se montrer désabusée et cynique. Cela dit, vous n'imaginez quand même pas un roman avec rien que des politiciens angéliques, des hommes d'affaires tout aussi vertueux et des patrons de presse incorruptibles ! D'un autre côté, le fait de mettre en exergue certains comportements tout à fait blâmables ne signifie pas que l'on incrimine tout un peuple. Mes amis étrangers vivant au Sénégal me disent par exemple souvent à quel point ils aiment notre pays auquel ils ne trouvent que des qualités ! La vérité se trouverait certainement entre ces deux excès, d'hostilité et de tendresse. Pour moi, la seule chose pouvant causer des dégâts à terme, mon réel motif d'angoisse, c'est le fossé grandissant entre les Sénégalais et leur culture négro-africaine. Je le dis depuis des années et je le répète ici : nous sommes en majorité musulmans, nous ne sommes pas pour autant des Arabes. De riches pays étrangers ne lésinent pas sur les moyens pour nous déconnecter de nos origines et leur principale cible ce sont les confréries. C'est exactement le même type d'intervention extérieure qui a rayé la Somalie de la carte. Même s'il est exclu que le Sénégal puisse se trouver un jour dans une situation similaire, il y a lieu de s'inquiéter, tout cela peut quand même finir mal.

Vous évoquez quelques figures emblématiques du Sénégal. Quel pourrait être leur apport en ces temps de crise et d'absence de repères ?
C'est juste un rappel, je n'ai voulu donner de leçon à personne. La figure de Sidya Léon Diop est particulièrement importante. Ce prince du Waalo, farouche résistant anticolonialiste, déporté au Gabon – où il a mis fin à ses jours à vingt-huit ans – mérite d'être mieux connu et honoré par notre pays. Parmi les premières réactions que je reçois de mes lecteurs, il est beaucoup question de Sidya. La plupart de ces lecteurs sont des jeunes qui n'en avaient jamais entendu parler auparavant.

À quand la traduction de Bàmmeelu Kocc Barma ?
La question m'est posée dès que je publie un texte en wolof. C'était le cas avec Doomi golo. Le danger ici, c'est qu'un passage précipité à l'anglais ou au français pourrait être un enterrement de première classe pour la version originale. Je ne me presse donc jamais et, à titre d'exemple, entre Doomi Golo en 2003 et Les petits de la guenon en 2009, il s'est passé six ans. Ce long délai n'a pas empêché certains de déclarer dans des conférences ou lors d'interviews: "La littérature en langues africaines, ça ne peut pas marcher, voyez par exemple Boris, il a été obligé de traduire immédiatement Doomi Golo en français !" Cela fait partie de ces arguments irrationnels dont je vous ai parlé au début de cette interview. Le roman a été traduit au bout de six ans et ils utilisent quand même le mot immédiatement… Que pouvez vous répondre à cela ? Pour Bàmmeelu Kocc Barma, je ne sais pas encore, il y a des propositions pour l'anglais mais je me donne le temps de la réflexion. Il est essentiel de laisser à l'original le temps d'apprendre à marcher, de savoir tomber et se relever.


Auteur: Alassane Seck GUEYE - Le Témoin






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Commentaire (23)


Anonyme En Mars, 2018 (01:16 AM) 0 FansN°: 1
Surtout la France, qui tient tellement a l'Afrique pour maintenir son niveau de développement...investit des milliards pour la Francophonie.

Si l'Afrique était laissee a elle-même, nous serons mieux. Nous sommes pour une cooperation gagnant-gagnant.
Reply_author En Mars, 2018 (01:29 AM) 0 FansN°: 1
les pays les moins avances en afrique sont francophones.
si des blocs régionaux comme la cedeao se forment, harmonisent leurs politiques de développement avec une monnaie commune, des routes et chemins de fer qui les relient entre eux.......les africains vivraient mieux.
Reply_author En Mars, 2018 (12:12 PM) 0 FansN°: 2
moi j'ai un problème avec nos intellectuels (alphabétisés en français devrait-on dire). nul part dans leurs écrits et manière de penser , on ne sent un ancrage religieux. mais uniquement une divagation intellectuelle qui n'intéresse au finish que les étrangers. et pourtant , si on leur disait qu'ils ne sont pas musulmans, ils vont s'offusquer. de par la saadah ils avaient accepté les statuts (le coran) et d'en pratiquer la politique (sounah du prophète,saw).
pour un pays à 98% musulman, s'il y a une langue à promouvoir c'est bien l'arabe. et toute la littérature devait tourner autour de l'explicitation des textes coraniques au profit de leurs concitoyens.
mais rien d'étonnant à ce attitude, ils ont été formatés par la laîcité:
"naufrage de la foi
pour découvrir la vérité, il faut aller plus loin que ces rodomontades de tribune, bien sûr.
pénétrons plus en avant dans la pensée profonde et secrète de certains hommes politiques de ce temps.
c’est l’inspecteur dequaire grobel qui déclare en 1896 : « le but de l’école laïque n’est pas d’apprendre à lire, à écrire et à compter, c’est de faire des libres-penseurs .
l’école laïque n’aura porté ses fruits que si l’enfant est détaché du dogme, s’il a renié la foi de ses pères.
l’école laïque est un moule où l’on jette un fils chrétien et d’où s’échappe un renégat. »
c’est jules ferry écrivant ! « nous voulons organiser l’humanité sans dieu. »
a l’attention des intellectraitres (alphabetises en franÇais ) qui voulaient nous convaincre du contraire ; l’aveu est la mere des preuves ;
voici la preuve claire que la rencontre de dakar pour l’éducatuio n’est rien d’autre que combattre l’islam

macron et l’Éducation au sénégal : le commentaire d'un chroniqueur franco-américain sur cnews irrite les salafistes sénégalais


l'une des étapes les plus importantes de la visite d'emmanuel macron au sénégal, c'est le sommet dédié au partenariat mondial pour l'education accueilli par le centre international de conférence abdou diouf (cicad). rencontre qui a suscité beaucoup de commentaires eu égard à la participation de la star américaine d'origine barbadienne, nommons rihanna.
pour le collectif non à la franc-maçonnerie et à l'homosexualité, la chanteuse est porteuse d'un projet aux fins de dévier la jeunesse sénégalaise, à travers l'éducation.
si la chanteuse et le président français ne sont pas passés aux aveux, ça semble être le cas avec un chroniqueur franco-américain qui travaille à la chaine française cnews (ex i-tÉlÉ) dont une équipe a accompagné emmanuel macron.
harold hyman puisqu'il s'agit de lui, croit savoir qu'il y a un "calcul" derrière cette mobilisation mondiale en faveur de l'éducation dans les pays en voie de développement. "si la jeunesse africaine et surtout en zone musulmane est laissée à elle même - le sénégal un pays de 9/10 musulman -, ça va être des madrasas (écoles coraniques) financées par des fonds saoudiens qui vont éduquer les jeunes. et il ne faut pas que ça arrive. si ça arrivait, on aurait une espèce d'afghanistan ou quelque chose du genre et on ne veut pas ça", a expliqué le chroniqueur américain. ce qui a eu le don d'irriter les salafistes sénégalais sur le web. la vidéo est largement partagée par ces sunnites pour qui, l'objectif du président français est de combattre l'enseignement coranique au sénégal.
rappelons que la contribution de la france au partenariat mondial pour l'éducation est passé de 17 à 200 millions d'euros. "si cet investissement n'est pas fait, cette jeunesse deviendra le problème de demain (...) avec des risques de bascule vers l'obscurantisme ou la violence", s'est justifié le président français à dakar. "

ce qu'il appelle obscurantisme c'est notre dogme
Sos Rufisque Sama Gokh En Mars, 2018 (13:34 PM) 0 FansN°: 3
cri de coeur!!!

savez vous que la mairie est en train d'installer des cantines sur le canal ferme situe entre le "feu rouge" et le passage a niveaux. c'est inimaginable!!! le chantier est entoure de feuilles de zing et les gens auraient penser que ce sont les travaux du t.e.r, alors qu'il n'en est rien. nous devons tous reagir pour que cessent ces travaux.



en plus je pensais que les autorites allaient faire un grand echangeur sur l'axe "feu rouge" et le passage a niveaux ce qui ferait vraiment un tres beau joyau pour tout rufisque. ce qui fait que pour aller vers sangalkam, kounoune, kayar ou meme santhiaba rufique, en quittant dakar il faut aller jusqu'apres le terminus p15 situe vers arafat



je suis vraiment triste pour ma ville!!!!!!!
Tiédo Fall En Mars, 2018 (18:50 PM) 0 FansN°: 4
un grand bravo à monsieur diop! il fait partie de ceux qui ont compris!
Anonyme En Mars, 2018 (01:22 AM) 0 FansN°: 2
ouiiiinnnn ouiiiiinnnn ouiiiiiiiiiinnnnnnnnn
Anonyme En Mars, 2018 (01:25 AM) 0 FansN°: 3
Tres interessant ce Boris Diop, c 1 philosophe! J'aime bcp sa maniere de voir la societe senegalaise....J'ai particulierement aime l'alerte k il fait pour nous eviter une Somalisation de notre cher pays!



 :jumpy2: 
Anonyme En Mars, 2018 (06:48 AM) 0 FansN°: 4
merci bouba
Anonyme En Mars, 2018 (07:37 AM) 0 FansN°: 5
Nous sommes déjà déconnecter à cause de ces deux religions importées et violentes. Nous avons presque tout perdu jusqu’à nos prénoms.  :frustre: 
Reply_author En Mars, 2018 (11:40 AM) 0 FansN°: 1
ya wakh deugue
Reply_author En Mars, 2018 (17:56 PM) 0 FansN°: 2
ko wakhe do deugue mou mère ,wayè sokhlè ba kole
Anonyme En Mars, 2018 (07:38 AM) 0 FansN°: 6
pauvres africains.... le monde entier vous en veux !!!!

  <img src="http://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/khelou.gif" alt=":khelou:">  
Anonyme En Mars, 2018 (07:49 AM) 0 FansN°: 7
Bien dit...la littérature africaine en langue francaise est simplement "absurde"...y'a t-il une litterature francaise en langue anglaise?Pffffffffffffffffffff! :roadrunner:  :roadrunner:  :roadrunner:  :roadrunner: 
Reply_author En Mars, 2018 (10:02 AM) 0 FansN°: 1
oui! la barriere linguistique a ete supprimé depuis! les livres sont traduites en plusieurs langues! on est dans le "xam xam" la langue ne peut etre considere comme facteur bloquant
Reply_author En Mars, 2018 (18:19 PM) 0 FansN°: 2
on ne te parle pas de traduction, on te parle d'un livre qui traite par exemple d'une histoire qui c'est passé au moyen age en france et qui est ecrit initiallement en anglais
Anonyme En Mars, 2018 (07:51 AM) 0 FansN°: 8
toujours les autres , toujours les autres. Apprenez à vous responsabiliser.Ras le c des théoriciens du complot.
Anonyme En Mars, 2018 (10:31 AM) 0 FansN°: 9
Evidement les autres sont toujours responsables... i Si on vous déconnecte de vos origines c'est parce que vous vous êtes bien légers !!!! Quand nos rois vendaient leurs sujets (voire des membres de leur propre famille) comme esclaves, c'est parce qu'on leur avait demandé de le faire n'est-ce pas? IRRESPONSABLES, je vous dis et pour l'éternité !!!
Maan En Mars, 2018 (11:25 AM) 0 FansN°: 10
C'est bien ça on ne cherche jamais les causes internes de nos problemes. Népotisme, clientelisme et favoritisme étaient bien presents dans nos contrées sans parler de la luxure sous forme de Nguur Tous ça bien avant et pendant la colonisation Dans tous les royaumes du Sénegal Osons relire notre histoire avec un esprit critique parce que beaucoup de nos pratiques négatives sont en lien avec ce passé. On érige Lat Dior en figure de la resistance alors que c'est lui qui a livré Sidya Léon Diop aux colons Je constate que Boris ne parle pas de cet aspect des choses Le courage intellectuel de nos penseurs se limite à s'attaquer à nos hommes politiques
Reply_autho En Mars, 2018 (14:57 PM) 0 FansN°: 1
il n'a attaque personne. c'est un digne fils du senegal qui essaie de faire avancer le senegal, tu peux choisir de vivre dans le passe que tu ne peux pas changer mais boris a choisi de se concentrer sur les solutions.
je suis fier de toi cousin, petit fils de fagueye bafa et de lamine gueye, tu n'as pas decu.
Anonyme En Mars, 2018 (11:35 AM) 0 FansN°: 11
Les étrangers dehors.
Tè Ngaa Yame ??? En Mars, 2018 (12:32 PM) 0 FansN°: 1
parles doucement..... avec la colonisation, les français déplaçaient les gens au gré de leurs besoins......... tu ne sais pas d'où viennent tes aïeux donc wakhèl ndank...   <img src="http://images.seneweb.com/content/seneweb/generic/images/smileys/khelou.gif" alt=":khelou:">  
Ces Malhonnetes Intellectuels En Mars, 2018 (12:44 PM) 0 FansN°: 12
Qui viennent tapis dans l'ombre critiquer l'œuvre de Boris alors qu'eux ont vendu leurs âmes au diable Français!

Merci Boris de refaire vivre la langue nationale Wolof et notre plus grand philosophe Kocc, merci de refaire vivre les morts du Djola que nous ne devons pas oublier, merci de refaire vivre la culture purement sénégalaise.

Les vendus se reconnaitront.
Reply_author En Mars, 2018 (13:08 PM) 0 FansN°: 1
merci rien à rajouter
Reply_author En Mars, 2018 (13:19 PM) 0 FansN°: 2
sauf que :
écrire un livre dans son langue d'origine est une bonne chose en soi...mais ce pédant de boris oublie de dire que 56% de la population est analphabète...

cracher sur la francophonie est un acte "héroïque" pour certains qui se targuent de citer cependant jules ferry et jean-paul sartre...

et que penser de ces innombrables doctes africains qui s'habillent comme des guignols , costumes rayés ....cravates et porte-documents pour "affirmer" leur réussite sociale....

des femmes maquillées comme des camions volés, blanchies à coup de crèmes miracles et "enturbannées" avec des perruques puantes qui leur donnent l'allure de prostituées data et dans toutes les classes sociales svp !
des sacs à main copiés de grands couturiers pour faire valoir sa richesse , sans oublier les voitures rutilantes fabriquées dans ces "pays maudits esclavagistes "

la vantardise de cet écrivain est une carte de visite dont il n'est même pas conscient ou si il l'est , c'est gravissime !

médire est une réponse à sa situation de frusté !
Reply_author En Mars, 2018 (15:58 PM) 0 FansN°: 3
le wolof n'est pas "la langue nationale" du sénégal mais une langue national aux même titre que les autre langue comme le serrer diola ou niominka.merci
Reply_author En Mars, 2018 (17:01 PM) 0 FansN°: 4
le vendu c'est lat dior qui a vendu son parent sidya léon diop au français c'est une tache noire qui te fend le coeur mais c'est la réalité . toi qui n'est pas dans l'ombre
Reply_author En Mars, 2018 (17:50 PM) 0 FansN°: 5
@3
revoyez votre niveau de français. il n'a pas dit que le wolof est la langue nationale du sénégal.
il a dit: "la langue nationale wolof...", ce qui sous entend "le wolof, l'une des langues nationales".
ensuite, le wolof n'a pas la même place que les autres langues nationales, que vous le vouliez ou non. car c'est la langue que tu parles quand tu converses avec un sérère ou un diola, pas seulement avec les wolofs. c'est la langue nationale véhiculaire du sénégal. acceptez la volonté de dieu.
le nommé mamadou dème du parti wolophobe "kissal sénégal" s'est longtemps battu contre la prédominance du wolof à la rts et dans les débats de l'assemblée nationale de même que dans la communication gouvernementale. pour le sieur dème, à défaut de parler toutes les langues, les membres du gouvernement ou de l'assemblée ne devraient parler que français!!! mais il a toujours échoué et aujourd'hui qu'un toucouleur est à la tête de la rts, ce médium a toujours comme langue véhiculaire nationale le wolof compris par 99% de sénégalais. gueume lène yalla.
Reply_author En Mars, 2018 (07:29 AM) 0 FansN°: 1
l'échec est patent!
Propos De La Droite.... En Mars, 2018 (17:46 PM) 0 FansN°: 13
... MARINE LEPEN ..... DIT AUSSI LA MEME CHOSE....



.... :nono:  :nono:  :nono:  :nono:  :nohope:  :nohope:  :nohope:  :nohope:  :nohope: 
Reply_author En Mars, 2018 (18:02 PM) 0 FansN°: 1
quoi exactement???
Anonyme En Mars, 2018 (18:29 PM) 0 FansN°: 14
CE B BORIS DIOP VÉHICULE PARFOIS DES THÈSES ABSURDES ET



DANGEREUSES.
Anonyme En Mars, 2018 (19:34 PM) 0 FansN°: 15
yes, Boris, don't let the mediocrity drags you down, à vos potrefeuilles les gars, achetez ce livre et pour ceux qui ont le temps, lisez-le à ceux qui ceux qui ne savent pas lire dans les langues nationales pour les inciter à apprendre à lire dans ces langues. Rappelons que Boris a été co-fondateur d'un journal en langue puular et Wolof
Anonyme En Mars, 2018 (20:59 PM) 0 FansN°: 16
Vous élevez Kocc Barma au rang de philosophe. Un homme dont la production ne dépasse pas quatre maximes très domestiques Arretez la rigolade
Reply_author En Mars, 2018 (21:44 PM) 0 FansN°: 1
la seule maxime de socrate qui a traversé les âge c'est "tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien". et pourquoi, tu trouves que socrate est un très grand philosophe, pauvre complexé! kocc barma a dit plein d'autres choses que les griots ne cessent de raconter. beaucoup de ses anecdotes sont restées célèbres, notamment celle où il apprenait sa fille comment il devait considérer son époux. ce sont seulement les plus populaires qui sont dites (les 4 maximes). arrêtez votre complexe d'infériorité
Anonyme En Mars, 2018 (21:10 PM) 0 FansN°: 17
Ce n'est pas faux. Alors que depuis plus de 2000 ans les arabes nous esclavagisent, voilà qu'ils bourrent le crâne des plus faibles pour en faire des conquistadors du 21e siècle, très fiers d'eux, bons negres de service pour arabes.

Singeries vestimentaires et culturelles et destruction de nos repères pour une arabisation des masses. Au diable les lumieres, au pantheon les bedouins.
Mamadou En Mars, 2018 (21:20 PM) 0 FansN°: 18
Teere bi mom jar na jend Janga ko. Gacce ngalama Jooba Jubba. Je suis entrain de parcourir les dernieres page du livre,c'est tout simplement magnificent. Comme il le dit si bien dans le livre: "lamegn dafa melni paaka, looko genna daas mou geneu gnaw", citant Seex Anta Joob. Waw makk sa kannay Phillis Wheatley? Aaya nex!!
Anonyme En Mars, 2018 (22:09 PM) 0 FansN°: 19
Seneweb en marche pour la censure ,ces pov' types dont le site n'est même pas sécurisé

seneweb bande de minables
Anonyme En Mars, 2018 (22:26 PM) 0 FansN°: 20
Merci Monsieur Boubacar Boris Diop!!



"Personne ne devrait avoir à expliquer pourquoi il écrit des romans dans sa langue maternelle..."



Vous êtes un grand artiste qui réveille un peuple endormi.On ne s'étonnera pas de lire certaines critiques d'une rare violence.Cela en dit long sur notre anomie,notre aliénation mentale ,notre acculturation...





"Le mal ne vient pas seulement du blanc qui opprime les nègres mais surtout des nègres qui véhiculent en profondeur un complexe d'infériorité vis-vis de ses propres frères"Marcus Garvey



Vous le savez déjà mais je le confirme,nous sommes des milliers d'Africains acculturés ,frustrés de ne presque plus pouvoir penser qu'en langues latines ou arabes.Nous savons tous que la Francophonie est une grosse supercherie.





Il est incroyable de penser qu'écrire en Wolof ou Al pular ou Serere,ou Bambara ou Lingala ou Xhosa pour un Africain issu soit subversif ou révolutionnaire.



Merci Monsieur Diop pour l'espoir.







Anonyme En Mars, 2018 (22:50 PM) 0 FansN°: 21
Mon ami décompléxé me parle des griots concernant Kocc Barma; C'est sa réference pour parler de philosophie. C'est lamentable. En plus, il me sort encore les anecdotes domestiques de Kocc J'ai jamais parlé de Socrate, c'est toi qui le fait
Reply_author En Mars, 2018 (23:12 PM) 0 FansN°: 1
les griots ne sont pas crédibles à tes yeux? encore un complexé! et pourtant, platon, qui met tout ce qu'il écrit sous le dos de socrate (qui n'a jamais écrit une seule ligne), te semble très crédible...avec des crétins comme toi, il faut user de comparaison , de beaucoup de comparaison pour leur faire comprendre. . désolé
Mamadou En Mars, 2018 (02:34 AM) 0 FansN°: 22
J'ai une question pour Bubakar Boris Joob. Avez vous jamais pense a traduire en Ouolof tous vos oeuvres en Francais? Guissolo ne xalaat bou rafet la?

Question de prendre le chemin oppose a cette demande pressante qui voudrait que vous traduisiez en francais ou en anglais vos oeuvres en Ouolof. Xalass ma waru mann!
Sey Sene En Mars, 2018 (17:36 PM) 0 FansN°: 23
je suis contente pour Boris. c est un grand . Je ne peux pas voir son nom sans penser à mon oncle feu Souleymane Ndiaye. Que la terre de Saint Louis lui soit légère.

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